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Le
printemps
Ça
sent le printemps....finalement l'hiver se dissipe alors que les
journées se réchauffent....la dernière coulée
des érables nous indique que le sol laissera jaillir les
premières pousses bientôt.
Les naissances sont terminées, les agneaux gambadent et
sont sevrés, les brebis ont recommencé à
nous donner leur lait, et après de longs mois passés
dans la chaleur de la bergerie, nous ressentons le besoin d'ouvrir
les portes et de laisser sortir le troupeau pour qu'enfin les
brebis et agneaux puissent se gaver d'herbe tendre et luxuriante.
A cette période la croissance du fourrage est impressionnante,
si bien qu'à l'arrivée du festival des Fromages
en juin, nous aurons déjà commencé la coupe
du foin à engranger pour l'hiver prochain.
Le bon moment en Agriculture est le
point critique dans tout ce que l'on fait.
Notre propre compost a été épandu dans nos
champs l'automne dernier et donne aux pâturages une poussée
de plus pour récolter le foin à son pic de qualité.
Ceci finalement détermine la condition de santé
des brebis et prépare la prochaine gestation en plus de
produire un lait parfumé pour donner aux fromages toute
leur saveur.
Le lait que nous produisons maintenant est significativement différent
de celui qui sera produit au long de la saison de pâturage
quand les animaux ont un vaste choix de graminées, légumineuses
et plantes sauvages fraîches et à des stades différents
de croissance.
Les agneaux auront eux aussi leurs propres pâturages pour
s’exercer, courir et jouer, pour terminer la journées
épuisés à l’abri dans l’érablière
sous le regard confiant de nos chiens de garde, prêt à
assurer la protection 24h/24 durant les prochains 7 mois.
Notre travail aussi va changer, nous n’aurons plus à
nourrir les animaux puisque ceux-ci s’alimentent au pâturage,
mais nous avons les poulets et cochons élevés avec
le petit-lait, les prés à renouveler, clôtures
à réparer……. Mais pas avant de prendre
une délicieuse bouffée d’air apporté
par le vent, et les arômes qu’il transporte.
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Un
peu d'histoire ...
Cela
fait déjà plus de vingt ans que Madame Lucille Giroux,
fondatrice de la Bergerie La Moutonnière, fait des moutons,
sa passion. D’un troupeau à laine, puis de boucherie,
l’actuel élevage est orienté depuis dix ans
vers la production laitière pour la transformation fromagère.
En 2000, La Moutonnière
a connu un développement important avec la venue de Monsieur
Alastair MacKenzie comme associé dans l’entreprise,
celui-ci ayant amené avec lui son vécu d’exploitant
agricole en production ovine durant vingt ans dans la réputée
Nouvelle-Zélande. Depuis lors, La Moutonnière a
agrandi son troupeau, rationalisé ses installations et
s’est équipée d’une cave d’affinage
permettant la fabrication de fromages affinés. Les deux
associés, riches d’une expérience cumulée
de quarante ans, forment ainsi un système sans faille.
À l’image
du tempérament avant-gardiste de ses promoteurs, Bergerie
et Fromagerie La Moutonnière peuvent se considérer
comme précurseurs dans la filière ovine laitière
au Québec, particulièrement pour la gestion de la
production laitière qui intègre tradition et rationalisation
et pour la fabrication de ses fromages fermiers de caractère
qui font dorénavant partie intégrante du terroir
québécois
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